Le tai ji quan ou boxe du Faîte suprème

Le Taiji quan est le principal style interne du Wushu. La légende attribue sa création à un ermite taoïste du 13 e siècle Zhang Sanfeng. Cet ermite, vécut sur le mont Wudang, connu de longue date comme un haut lieu du taoïsme.

Zhang Sanfeng aurait d’abord pratiqué la boxe de Shaolin avant d’en développer une forme plus souple, fondée sur les principes taoïstes du « contrôle du souffle ». Selon une autre version, le Taiji quan lut créé au 17e siècle, au début de la dynastie des Qing, par le maître Chen Wang-Ting. Pendant longtemps, ce Taiji quan fut réservé aux membres de la famille Chen qui formaient la milice protectrice de leur village. Autrefois un art martial à part entière, le Taiji quan est aujourd’hui surtout pratiqué en tant que gymnastique énergétique.
Un certain nombre de principes sont en évidence dans le style Chen; comme d’effectuer des mouvements en cercle, en courbe; l’énergie est spiralée et diffusée par la hanche. En ce qui concerne l’école Yang, des modifications sont intervenues qui concernent le rythme.

le Yang est plus lent, plus monotone. Alors que dans le Chen, on observe des accélérations ou des ralentissements soudains. Aussi, d’après moi, le style Chen est resté plus proche des caractéristiques antiques. il associe l’énergétique à la souplesse, l’accélération au ralentissement, afin de respecter la loi de polarité du Taiji qui garantit l’équilibre dynamique. Les mouvements souples et énergétiques expriment le Yin et le Yang, l’accélération est yang, le ralentissement est yin.

Le Taiji quan ou  » boxe du Faîte suprême  » est sans conteste l’art martial chinois le plus répandu dans le monde. Puisant ses racines dans le terreau d’anciennes techniques de combat et de santé, il résulte de l’intérêt porté par certains lettrés des Qing à la pratique de la boxe. Ceux-ci la dotèrent d’un riche appareil théorique, sans conteste le plus profond du Wushu.. Fondée sur le Recueil du Taïji quan (Taïji quan pu) de l’énigmatique Wang Zongyue, un artiste martial qui aurait vécu sous le règne de l’empereur Qianlong(1736-1796), développée au cours de la seconde moitié du XIXème siècle par les frères Wu, mandarins influents pour deux d’entre eux, cette théorie complexe et raffinée se démarque des pratiques populaires justifiant ainsi I’opposition entre
interne et externe.

C’est donc en toute logique que cette nouvelle discipline se développa dans les plus hautes sphères de la société pékinoise sous les Qing ; hauts fonctionnaires et noblesse militaire des bannières mandchoues.
iI s’agit là de la forme ancienne du Taiji quan, la laojia, dont les plus illustres maîtres furent Yang Luchan (1799-1872), Yang Banhou (1837-1892) et QuanYou (1834-1902). Les styles que nous connaissons aujourd’hui, notamment le Yang et le Wu, proviennent de la simplification de « l’école ancienne » pendant la période républicaine (1912-1949) et se caractérisent par l’abandon des techniques de combat et des techniques difficiles au profit de l’aspect prophylactique. C’est à celui-ci que le Taiji quan doit son succès actuel.

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